Re-birth of the Blue Birds

AFTER THE NIGHT, The Blue Birds are back in the sky

Acrylic on canvas – Acrylique sur toile –

103cm x 210cm

AFTER THE NIGHT, The Blue Birds are back in the sky Lara Laria Martin
AFTER THE NIGHT, The Blue Birds are back in the sky, it’s a painting about the Shoah, Auschwitz and resilience. Peinture de Lara Laria Martin sur le thème de la Shoah, Auschwitz et résilience.

BLUES BIRDS will perpetualy fly above Auschwitz

– Acrylique sur papier –

96cm x 150cm

BLUES BIRDS will perpetualy fly above Auschwitz Lara Laria Martin
BLUES BIRDS will perpetualy fly above Auschwitz, this is painting about the Holocaust in Auschwitz.

BLUE BIRDS COUPLE in Nacht und Nebel

– Acrylique sur papier –

65cm x 90cm

BLUE BIRDS COUPLE in Nacht und Nebel Lara Laria Martin
BLUE BIRDS COUPLE in Nacht und Nebel this painting is about the seperation of the couple during the Shoah. Ce tableau traite de la séparation des couples pendant la shoah.

BLUE BIRDS IN Nacht und Nebel

– Acrylique sur papier –

82cm x 130

BLUE BIRDS IN Nacht und Nebel BY Lara Laria Martin
BLUE BIRDS IN Nacht und Nebel by Lara Laria Martin is a painting about the Holocaust, Shoah, and Auschwitz. Une peinture sur le sujet de l’Holocaust, Shoah et Auschwitz.

Re-birth of the Blue Birds / La re-naissance des oiseaux bleus

(English version below)

Cette série de tableaux s’inscrit dans la continuité du thème “Migration of the Blue Birds”. Le thème “Migration of the Blue Birds” est une invitation à prendre son envol et à vivre la vie.

La peur d’agir coupe parfois les ailes à nombreux d’entre nous, avec comme sanction, celle de passer à côté de sa vie.

Dans les tableaux de la série “Migration of the Blue Birds”, et celle de “Re-birth of the Blue Birds”, la migration donne simplement la couleur bleue aux oiseaux migrateurs. Le bleu permet d’être en symbiose avec le ciel et les océans, pour se doter des meilleurs atouts pour migrer.

Cette série “Re-birth of the Blue Birds” exprime la capacité de l’homme à se relever après un événement tragique, à croire en la vie et à re-naître de ses cendres. Ces tableaux illustrent l’espoir de croire en l’avenir.

Entre 1941 et 1945, près de 6 millions de juifs ont été assassinés. Ils ne sont pas morts suite à un tremblement de terre ou un tsunami, mais assassinés par d’autres peuples et une idéologie.

Les juifs sont caricaturés à travers l’histoire pour être un peuple en migration perpétuelle. Cette migration souhaitée ou forcée, est parfois nommée « exil ou exode ». Avant le début de la secondaire guerre mondiale, les juifs d’Europe étaient sédentarisés et ils étaient des citoyens comme les autres. Ils étaient français, allemands, italiens, polonais, russes, ukrainiens, etc…

Leurs citoyennetés ne les ont pas sauvés du macabre destin qui se profilait devant eux. Pris par surprise, les cibles sont des populations civiles et leurs richesses. Enfants, femmes, vieillards, hommes désarmés, subissent de plein fouet le déséquilibre des armes et la rapidité des exécutions. Les biens de ces innocents n’échappent pas à cet ennemi vénal et sanguinaire. L’organisation de ce braquage international, prémédité et organisé, atteste d’un des mobiles criminels, celui de la captation de richesse et des biens.

La machine à exterminer est lancée, et ce peuple des “Blue Birds” n’a pas le temps de prendre son envol, de migrer pour s’échapper…

Le tableau “Blue Birds in Nach und Nebel” / Les oiseaux bleus dans Nuit & Brouillard (English version below)

Le tableau “Blue Birds in Nach und Nebel” représente la cheminée d’un des fours crématoires d’un camps d’extermination. Une trace d’encre sur le chemin représente une petite fille qui sera assassinée comme ses parents. Devant l’entrée du four, l’encre a fait apparaître un soldat nazi, qui gèrent le processus de l’un des éléments de la machine à tuer.

La couleur bleue symbolise les “Blue Birds” dans la Nuit et le Brouillard. Dans ce dernier vol funeste, les volutes bleues se dessinent dans le ciel. Ces nuées bleues sont les témoins de l’horreur et d’une ultime migration.

 Le tableau “Blue Birds Couple in Nach und Nebel” / Couple d’oiseaux bleus dans Nuit & Brouillard (English version below)

Le tableau “Blue Birds Couple in Nach und Nebel” représente un couple, comme de nombreux autres. Ils sont pris au piège dans la machine infernale de la solution finale. Les hommes et les femmes sont séparés, conduits dans différents camps de concentration. Les “Blue Birds” sont encagés, prisonniers, privés de tout. Agonisants, blessés, inquiets pour leurs enfants et leurs familles, de nombreux couples vont être massacrés, sans avoir pu se voir une dernière fois.

Ce tableau est une vision imagée : celle d’un couple assassiné, séparé et sans sépulture. Cette peinture les unis pour toujours et les réunies pour un dernier envol à deux.

Le tableau “Blue Birds will perpetualy fly above Auschwitz” / Les oiseaux bleus voleront toujours au-dessus d’Auschwitz (English version below) 

Ce tableau “Blue Birds will perpetualy fly above Auschwitz” est l’illustration, de la puissance des mémoires des générations passées et à venir.  Forcés de modifier leurs routes et à mourir en grande partie à Auschwitz, les “Blues Birds” ont intégré dans leurs mémoires migratoires, cette destination macabre. Depuis des décennies, ils viennent et reviennent. Les “Blues Birds” hantent le lieu, Auschwitz est à jamais marqué par l’ignominie de la solution finale. En privant de tombes funéraires les victimes de la Shoah, Auschwitz terre d’Holocauste, est devenu une sépulture à ciel ouvert. La mémoire, la commémoration, le deuil, sont les éléments fondamentaux d’une reconstruction et de la re-naissance d’un peuple.

Sur du papier et peint à l’acrylique, 77 convois sont posés dans une première couche. La couleur choisie est sombre, c’est un noir opaque avec quelques touches de gris de Payne. Cette peinture est traitée sans chevalet, sans pinceau, un coup à la verticale et une autre fois à l’horizontale.  Le geste est organisé et pourtant brutal, terrible sensation que de peindre Auschwitz, le lieu de souffrance et d’exécution de 1 200 000 êtres humains. L’abstraction ou l’art abstrait, permet parfois une proximité plus grande avec le sujet.

Le tableau “AFTER THE NIGHT, the Blue Birds are back” / Après la nuit, les oiseaux bleus sont de retour dans le ciel (English version below)

Ce tableau “AFTER THE NIGHT, the Blue Birds are back” est un message d’espoir.

Après l’horreur, vient le temps de la découverte des routes explosées, des villes incendiées et des immeubles éventrés. Bombés, les murs de chaque maison portent les stigmates de la guerre. Pourtant, malgré l’horreur, la migration des “Blue Birds” recommence irrémédiablement. La nature reprend ses droits, et l’homme en fait partie, depuis la nuit des temps.

Sur ce mur calciné chargé de suie, les “Blue Birds” se posent. Les oiseaux migrateurs n’ont pas oublié, ils ont simplement décidé de vivre ou de re-vivre. Tels des petits papiers cachés entre les pierres charbonneuses, leurs plumages font contrastes.

Bien qu’ils essaient de reprendre confiance en la puissance de leurs ailes, le régime concentrationnaire les a mutilés à l’intérieur.

Traumatisés, ils hésitent et les envolées au grand jour restent périlleuses. Le monde de la lumière reste difficile, après des années passées, dans le monde de la nuit. Forcés de se cacher pour pouvoir survivre, leurs histoires sont une succession de noms et prénoms modifiés.

Identités étouffées, familles égarées, culture muselée, c’est ce que “cette chasse aux juifs” a laissée derrière elle.

L’ennemi a tapé tous azimuts, prédateur redoutable, il a traqué le gène juif. Juif par la mère, juif par le père, demi juif, quart de juif, descendants de juif, la moindre goutte de sang juif devait disparaître de l’humanité.

Ce mur clair-obscur, symbolise une partie non-visible du “mur des noms”. Il commémore les victimes anonymes et ceux qui ont changé de nom pour pouvoir vivre. Leurs descendants ne les retrouveront pas. Ils sont piégés pour l’éternité, dans des corps non identifiés ou des identités falsifiée.

Le devoir de mémoire, du mur “des secrets” inclus également le silence hurlant des enfants invisibles. Ces enfants nés de relations clandestines. Ces mères non-juives, porteuses du fruit de l’amour, se sont faites gardiennes d’un temple bien gardé. Elles n’ont rien fait de mal et ne se sont pas alliées à l’ennemi. Pourtant, la crainte de la dénonciation, des représailles, de la torture, de la déportation et de la mort, les ont murées dans leurs secrets. A la fin de la guerre, le retour de camps et l’antisémitisme encore présent, rendent indicible cette vérité qui sera scellée pour toujours. Les enfants défendus, deviennent à leurs tours clandestins de leurs identités. Ils portent eux aussi, sans le savoir, le drame de tout un peuple d’oiseaux migrateurs.  

Sur ce mur mystérieux, les “Blue Blirds” sont tous unis. Il n’y a pas de différences , toutes les nuances de bleu vibrent ensembles. Ils sont tous au même diapason et ils chantent à l’unisson, l’hymne de la liberté et de l’unité. Puis, Ils reprennent leurs souffles pour un nouveau départ ensemble…. la vie les appelle.

Lara Laria Martin

Re-birth of the Blue Birds

This series of paintings is a continuation of the theme “Migration of the Blue Birds”. The theme “Migration of the Blue Birds” is an invitation to take flight and live life. Fear of action sometimes cuts off the wings of many of us, with the penalty of missing out on our lives.

In the Migration of the Blue Birds series and the Re-birth of the Blue Birds series, migration simply gives migratory birds the blue colour. The blue allows to be in symbiosis with the sky and the oceans, to acquire the best assets to migrate.

This series “Re-birth of the Blue Birds” expresses man’s ability to rise up after a tragic event, to believe in life and to be born again from his ashes. These charts illustrate the hope of believing in the future.

Between 1941 and 1945, nearly 6 million Jews were murdered. They did not die as a result of an earthquake or a tsunami, but were murdered by other peoples and an ideology.

Jews are caricatured throughout history to be a people in perpetual migration. This desired or forced migration is sometimes called “exile or exodus”. Before the beginning of World War II, the Jews of Europe were sedentary and ordinary citizens. They were French, German, Italian, Polish, Russian, Ukrainian, etc…

Their citizens did not save them from the gruesome fate that was looming before them. Taken by surprise, the targets are civilian populations and their wealth. Children, women, old men, unarmed men, suffer the full force of the imbalance of arms and the rapidity of executions. The goods of these innocent people do not escape this venal and bloodthirsty enemy. The organization of this international robbery, premeditated and organized, attests to one of the criminal motives, that of the capture of wealth and property.

The machine to exterminate is launched and this people of the Blue Birds does not have time to take flight, to migrate to escape…

“Blue Birds in Nach und Nebel”

The picture «Blue Birds in Nach und Nebel» represents the chimney of one of the crematory ovens of an extermination camp. An ink mark on the way represents a little girl who will be murdered like her parents. In front of the oven entrance, the ink made appear a Nazi soldier, who manage the process of one of the elements of the killing machine.
The blue colour symbolizes the Blues Birds in the Night and the Fog. In this last fatal flight the blue scrolls are drawn in the sky. These blue clouds are the witnesses of horror and an ultimate migration.

Blue Birds Couple in Nach und Nebel

The painting “Blue Birds Couple in Nach und Nebel” represents a couple, like many others. They are trapped in the infernal machine of the final solution. Men and women are separated, taken to different concentration camps. Blue Birds are encamped, deprived of everything. Dying, wounded, worried for their children and their families, many couples will be massacred, without being able to see each other one last time.

This painting is a picture of a couple murdered, separated and without a grave. This painting unites them forever and unites them for a final flight.

“Blue Birds will perpetualy fly above Auschwitz

This painting “Blue Birds will perpetualy fly above Auschwitz” illustrates the strength of memory of past and future generations. Forced to change their routes and die largely in Auschwitz, the Blues Birds have integrated this macabre destination into their migration memories. For decades, they have come and gone. The “Blues Birds” haunt the place, Auschwitz is forever marked by the ignominy of the final solution. By depriving the victims of the Shoah of funeral graves, Auschwitz became an open grave. Memory, commemoration and mourning are fundamental elements of rebuilding and re-birth a people.

On acrylic paper and wallpaper, 77 convoys are placed in a first layer. The color chosen is dark, it is an opaque black with some touches of Payne gray. This paint is treated without easel, without brush, one shot vertically and another time horizontally. The gesture is organized and yet brutal, terrible sensation to paint Auschwitz, the place of suffering and execution of 1,200,000 people.

Abstraction or abstract art sometimes allows a greater closeness to the subject.

“AFTER THE NIGHT, the Blue Birds are back

This painting “AFTER THE NIGHT, the Blue Birds are back” is a message of hope. After horror comes the time of discovering exploded roads, burning cities, and gutted buildings. The walls of each house are curved, bearing the stigmata of war. Yet, despite the horror, the migration of the Blue Birds is starting again. Nature takes back its rights, and man has been one of them since the dawn of time.

On this burnt soot-laden wall, the Blue Birds land. Migratory birds have not forgotten, they have simply decided to live or to live again. Like small papers hidden between charcoal stones, their plumages make contrasts. Although they are trying to regain confidence in the power of their wings, the concentration regime has mutilated them inside.

Traumatized, they hesitate, and flying in the open remains perilous. The world of light remains difficult, after years, in the world of night. Forced to hide in order to survive, their stories are a succession of modified names. suffocated identities, lost families, a muzzled culture, this is what this “Jewish hunt” has left behind.

The enemy hit all angles, fearsome predator, tracked down the Jewish gene. Jewish by the mother, Jewish by the father, half Jewish, quarter Jewish, descendants of Jewish, every drop of Jewish blood had to disappear from humanity. This light-dark wall symbolizes a non-visible part of the “wall of names”. It commemorates the anonymous victims and those who have changed their names so that they can live. Their descendants will not find them. They’re trapped for eternity, in unidentified bodies or forged identities.

The duty of remembrance, of the wall of “secrets” also includes the screaming silence of invisible children. These children born of clandestine relationships. These non-Jewish mothers, bearing the fruit of love, became guardians of a well-guarded temple. They did nothing wrong and did not ally themselves with the enemy. However, the fear of denunciation, reprisals, torture, deportation and death have sealed their secrets. At the end of the war, the return of camps and the still present anti-Semitism, makes unspeakable this truth which will be sealed forever. The children defended, in their turn become clandestine of their identities. They too carry, without knowing it, the drama of an entire people of migratory birds.

On this mysterious wall, the Blue Blirds are all united. There are no differences, all shades of blue vibrate together. They are all on the same page and they sing in unison, the hymn of freedom and unity. Then, They take back their breaths for a new start together…. life calls them.

Lara Laria Martin